Dimanche 11 novembre 2007
Ca y est nous l'avons trouvé le petit coin de paradis ou l'on peut tout oublier, un endroit de pure detente preservé pour l'instant de l'urbanisation galopante des villes comme Acapulco ou Puerto
Escondido. Pour s'y rendre il suffit de prendre le bus (de Oaxaca prononcer oaraca), de suivre une route sinueuse, bordée de canyons assaillis par une gigantesque armée de cactus géants (Les
amateurs de VTT devront se munir de rustines ou de chambres à air de rechange s'ils veulent partir a l'assault de ces superbes paysages). Nous ruminons tout au long du trajet, en effet nos
appareils photos brûlent litterralement nos doigts. Malheureusement nous n'avons pas le temps de nous arrêter et déjà les cactus laissent place à un paysage plus tropical et bientôt à la mer,
enfin l'ocean. Le pacifique porterait il mal son nom? de notre véhicule nous pouvons observer des vagues énormes se briser sur les plages de sable blanc bordées de forêt
luxuriantes (beachbreak pour les specialistes de surf).
Autant dire que l'on aimerait bien faire un petit contrat de baie par ici!!!
Peu à peu la nuit arrive et c'est dans l'obscurité que nous débarquons à Pochutla. Deux francaises et deux americains se rendent eux aussi à Mazunte nous nous entassons donc a 6 + le
chauffeur dans un taxi (il y a pas de petites economies) et nous achevons les derniers 24 km dans une ambiance plutôt conviviale. Il n y aura pas que le trajet d'achevé mais aussi mon Panama qui
n'aura pas apprécié la promiscuité de notre taxi.
Le village de Mazunte est minimaliste, une route en terre, deux petits commerces familiaux, un terrain de foot improvisé dans le gazon et quelques petites maisons qui servent à l'occasion de
chambre d'hôte. Nous partons à la recherche d'une paillote pour dormir nous traversons donc la plage completement noyée dans l' obscurite tout en nous tenant prudement à distance des
enormes vagues qui se fracassent sur la plage.

Il fait chaud, il n y a pas
de vent le ciel est soupoudré d'etoiles ; le top. Au detour d'un cailloux nous decouvrons le reste de la plage avec quelques menues cabanes qui la bordent. Nous avons décidé de nous arreter à
Atarraya et notre choix fut judicieux.
Une journee À Mazunte:
Reveil matinal, premier plongeon dans les vagues et bodysurfing dans les rouleaux. Le plus dur c'est d'eviter les cormorans, pelicans et autres volatiles qui plongent de manière incessante a
quelques mètres du bord de plage.

Quelques pecheurs pechent le poisson qui sera servi le midi dans les assiettes, ils utilisent pour cela des palengrottes jetées depuis la plage ou
des petits filets individuels ou encore des filets plus grands qu'il faut emmener au large en nageant pour entourer le poisson localisé par la presence des volatils. En tout une 10 aine de
personnes nous compris sur la plage, il faut dire que l'on est pas dans la periode touristique et que le coin est preservé. Retour à Attaraya (50m sur la plage) on dit bonjour a tout le monde,
Jérome le sud africain tatoué, l'espagnol drealocker qui vient vendre ses petits pains, la serveuse Pamela genre roots, Julia l'allemande qui nous attends dans le hamac pour aller
faire notre petit tour en bateau. Apres un petit dej sympa direction le large, le bateau nous attend il faut juste bien calculer pour le mettre a l'eau, la moindre erreur et c'est le
chavirage assuré!! On part faire notre petit tour, baignade avec les tortues,

les dauphins ne seront pas au rendez vous aujourd'hui. Petite ballade le long de la côte avec une succession de plages desertes de rochers colonises par les oiseaux, avec les restes de l'avion
de tourisme qui s'est ecrasé quelques annees auparavant et qui fait maintenant partie du decors puis retour chez nous avec la encore plusieurs tentatives d'ammerissage sur la plage en fonction du
rythme et de la puissance des vagues.
Entre midi et trois, repos a l'ombre de notre paillote dans nos hamacs en sirotant notre margarita et en jouant a un jeu de carte. La musique est extra, une alternance de salsa, bossa nova, rock,
alternatif, electronick, ambiant, vraiment rien à redire. En fin d'aprem apres une ballade dans les rochers jusqu a la piscine naturelles creusée dans la roche nous entamons notre partie de
beach volley avec nos amis mexicains du pueblo. Le Mexicain a beau etre petit, il joue bien et les parties se succèdent jusqu'au couché de soleil que nous iront voir sur la playa Maravella. Le
soir jeux de cartes, concert de djumbe

et seance de jonglage,
discussion avec les gens du coins et excursions dans les paillotes voisines histoire de profiter une fois encore du magnifique ciel etoile. Et dire que je ne romance meme pas!!!
Trois jours de notre voyage se sont literralement volatilise dans cet endroit et c'est le coeur lourd que nous sommes repartis pour la suite de notre périple vers San Cristobal de las Casas.
Le trajet en bus de nuit est plutôt horrible, il faut dire qu'ils ont une facheuse tendance à mettre la clim à fond! Super pour dormir et par dessus le marche notre conducteur à la
facheuse tendance à accélerer et freiner brusquement toutes les deux minutes pour négocier les 500 000 topes (dos d'ane) que nous rencontrerons sur notre trajet ). C'est donc la tête dans le
paté que nous arrivons à San Cristobal de las Casas et là en sortant du bus nous regrettons la clim car il fait en effet encore plus froid dehors. Il faut dire que nous sommes de
nouveau à 2150m d'altitude! Nous trouverons une jolie petite auberge de jeunesse en compagnie d'un couple belge et d'un pote Americain que nous avions croisé a Mexico.
Le premier jour visite du pueblo, trés coloré avec son marché artisanal des indiens du coin, les éternelles coccs et combis, les chapeaux mexicains, les visages basanés et expressifs, les indiennes
en tenues colores et leurs enfants qu'elles portent en echarpe.
Le lendemain matin nous partons pour une excursion à los Lagos de Montebello. Aprés de la marche, un bus et un collectivo nous voici a la frontière du Guatemala. Cette zone et le
lieu de rencontre de deux climats continental et tropical il y a donc une grande diversité d'espèces. A cela s'ajoute les nombreuses et impressionantes araignees qui ont la facheuse tendance à
combler le vide entre deux arbres.

C'est lors d'une observation d'un de ses
insectes que nous avons rencontré José (c est son vrai nom) qui nous a par la suite dirigé dans la forêt. Grace à lui nous aurons pu decouvrir aprés une traversée de riviere hasardeuse et
une portion de ballade version Indiana Jones une grotte sacrée à l'écart des chemins conventionnels et ou se deroulait un rituel ancestral prononcé par un
indien guatemalteque. Sur le chemin du retour, il nous fera découvrir quelques odeurs et saveurs

interressantes de sa forêt. Promis on reviendra et on fera une
expedition d'une dizaine de jours dans la jungle avec lui en mangeant des insectes et en partant à la decouverte de temples azteques non encore exploités touristiquement et en dormant en
compagnie d'indigenes. Malheureusement le temps nous étant compté nous retournons à San Cristobal tout en prenant soin de decouvrir les fameux lacs qui jalonnent le parcours.
Prochaine étape Palenque
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